La recherche pour les peaux noires et mates

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Chéloïdes: l'art de renaître

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chéloïdes peau noire

PEAU NOIRE & MATE ET CICATRICE :

L’art de renaître… 

La peau est l’enveloppe visible de notre corps. Elle joue un rôle vital, agissant comme une barrière et exerçant une influence régulatrice entre l’environnement extérieur et le milieu interne. En présence de plaie aigue ou chronique, l’organisme déclenche un processus complexe de cicatrisation dont le seul objectif est d’aboutir à la fermeture de la peau lésée. Nous distinguons 4 phases pour aboutir à cet objectif de cicatrisation :

  • Formation d’un caillot stable pour sceller les vaisseaux abîmés (hémostase)
  • Prévention des risques d’infection, élimination des détritus présents dans la plaie et prolifération en vaisseaux et cellules spécialisées
  • Formation d’un bourgeon charnu
  • Remodelage de la peau cicatrisée et augmentation de sa résistance mécanique

 

Chéloïde et Cicatrice hypertrophique 

Quand la machine à réparer les plaies s’emballe… 

Les chéloïdes et les cicatrices hypertrophiques sont des tumeurs intradermiques correspondant à une réponse inadéquate des tissus de la peau noire et mate à un traumatisme (brûlures, cicatrices d’acné, vaccination, piqûres d’insectes, blessures…).

 

Chéloïde

 Chéloïdes peau noire

La chéloïde se caractérise par une masse intradermique (à l’intérieur de la peau) ferme à la palpation, pouvant devenir hypersensible (démangeaison, picotement…). Elle apparaît généralement 3 à 6 mois après le traumatisme, s’étend souvent en périphérie avec un aspect en « pattes de crabe » et dépasse alors les limites de la lésion initiale. Elles se distribuent préférentiellement au cou, aux lobes des oreilles, aux épaules, aux bras et plus rarement aux parties génitales, paumes, plantes et muqueuses.

 

 

Hypertrophie

 Hypertrophie

Contrairement aux chéloïdes, la cicatrice hypertrophique, présente des bords parallèles, ne s’étend pas en périphérie ; elle apparaît dans le mois qui suit le traumatisme et évolue spontanément vers une régression en 12 à 18 mois.

 

 

Dans une chéloïde, la phase de formation du bourgeon voit sa durée explosée et passe de quelques jours au maximum sur une cicatrice normale à plusieurs mois sur une cicatrice chéloïdienne. Cette hyperactivité (de fibroblastes) va engendrer une surproduction de collagène qui entraîne une boursouflure au niveau de la zone de cicatrice. Les fibres de collagène ainsi synthétisées sont 20 fois plus abondantes que dans la peau normale.

 

Les chéloïdes peuvent toucher toutes les ethnies mais présentent une prévalence supérieure pour les peaux génétiquement pigmentées (noirs africains et asiatiques) avec un taux de plus de 16% sur ce type de population.

 

Traitement des chéloïdes 

La prévention demeure le meilleur traitement… 

 

La cicatrisation chéloïdienne est une pathologie spécifique à l’être humain (aucun animal ne développe pas de chéloïdes). Cela explique donc les difficultés de compréhension de la physiopathologie de cette anomalie de la cicatrisation pour laquelle n’existe pas de modèle animal.

 

Bien que certains traitements permettent d’en atténuer la gravité, il n’existe pour l’heure pas de solution thérapeutique satisfaisante pour cette pathologie, et certains traitements amènent des effets secondaires comme l’hyperpigmentation, le prurit et l’érythème. 

 

Il n’existe pas de véritable consensus pour la prise en charge des chéloïdes. Le premier choix reste l’injection intra lésionnelle de corticoïdes. Si ce traitement est inefficace, la chirurgie intra marginale avec ou sans injection de corticoïdes ou d’autres molécules peut être tentée. La radiothérapie doit être réservée aux cas les plus difficiles. La pressothérapie et les gels de silicone seront surtout utilisés à titre préventif.

D’une manière générale, la seule façon de se prémunir contre les chéloïdes, surtout pour les personnes à risque notamment la population noire, est d’éviter tout acte d’agression de la peau non utile (piercing, tatouage, manipulation de boutons d’acné…) surtout au niveau du sternum, de l’oreille, de la partie inférieure du visage, du moignon de l’épaule, du cou et du pubis


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